1.3.07

Andrzej Bartkowiak

Nouveau venu sur la Planète Hollywood, venu de Lodz en Pologne et qui, me semble-t'il n'est pas venu au monde pour nous apporter de nouvelles lumières cinématographiques.

DOOM

Etats-Unis - 2005 - Science-fiction horrifique.
Réalisateur : Andrzej Bartkowiak

Interprète : The Rock


Résumé : "On a pas inventé la lumière mais on va tout péter !!!"

Revue : Adaptation d'un jeu qui révolutionna la forme du jeu vidéo (le doom-like en tire son nom), ce film ni tourné en caméra subjective comme son jeu atitré, ni plus intéressant qu'un Aliens ou un Resident Evil, auquel il ressemble beaucoup, aurait mieux fait de rester dans un tiroir sous forme de scénario abandonné. Mais vague ou vogue d'adaptations de jeux vidéo après les séries TV oblige !
Mais bon, c'est assez nul à mon goût, et mieux serait de s'en retourner à son vieux jeu d'arcade.
--Gilgamesh

1.10.06

Guillermo del Toro (2ème Partie)

Il revient avec un film US à succès...

HELLBOY

Etats-Unis - 2003 - Fantastique
Réalisateur : Guillermo del Toro


sumé : Hellboy arrive sur les écrans !
Revue : Excellent divertissement pas bêtifiant mais hébétant du non moins excellent Guillermo del Toro, qui continue à jouer beaucoup avec sa caméra, les personnages qu'il choisit de faire vivre, sa mise en scène et son découpage technique, le canevas de ses histoires : limpides, claires, précises.
Film d'apparence block-busterienne mais dont le budget n'avait pourtant pas tout à fai grand chose à voir, Del Toro offre malgré tout une copie d'une efficacité anti-soporifique (digne passage du comic de Magnolia sur les grands écrans), distillant par instant un humour schrikien, jouant avec l'ambigüité de personnage mi-démon rouge, mi-homme, et axant cet épisode sur le rite du passage à l'âge...adulte, ce qui n'est pas un concept forcément intéressant pour un démon.
Interprétation d'enfer de Ron Pearlman, à l'aise dans son costume (mais alors vraiment super à l'aise !), et John Hurt et tous les autres, le casting est pur jus et sent à merveille ce grand show où les FX, pourtant magnifiques, ne freinent ni ne gênt ni s'accaparent l'histoire, ce qui est assez rare pour être dit...
Bref, pour faire bref, les gens : à voir...
--120

30.9.06

Hayao Miyazaki (2ème Partie)

Il revient avec un nouveau film Ghibli...

LE CHÂTEAU AMBULANT

Japon - 2004 - Fantastique
Réalisateur : Hayao Myazaki

Revue : Dernière sortie (à l’heure de la critique : midi, midi moins dix …) du studio Ghibli, et du ( très actif) cerveau du (très) grand créateur qu’est M.Myazaki, fringuant septuagénaire à la main jardinière, le Château Ambulant est une œuvre magistrale du maître (j’y vais direct) de l’animation japonaise, qui reprend ses thèmes habituels en y incorporant, de nouveau, la vieillesse, l’humilité et le plaisir des joies simples qu’elle amène, etc : Toujours aussi bon et réjouissant pour l’œil et l’esprit, que vous ayez 7 ou 97 ans …

On retrouve dans ce film le rythme particulier qu’apporte la vision du Master : Mêlant toujours le Yin et le Yang, le manichéisme de notre monde moderne, Myazaki place ses personnages dans un monde fantastique, sorte de cités Jules Vernesques « françaises » aux paysages de lac z’et montagnes en passant par les pièces façon Fin d’un Siècle, immenses, somptueuses de grandiloquents palais … et à l’intimité d’une maisonnette de campagne ou d’un cabinet – salon alchimino – chamanique empli de talismans et autres bijoux d’orfèvre magiques. C’est baroque, et ça la fait.

Mais l’intérêt, encore une fois, est de vivre l’initiation du personnage (de la jeune chapelière modeste), et comme notre « Céline » nationale chantée avec émouvance par notre non moins « national » Bob Dylan, à savoir Hugues Aufray, comme décalée de ses envies réelles ou inapte à se les imposer … L’aventure sera là pour la sublimer, de leçons en leçons tirées, et par la même, pour nous prouver à nous autres spectateurs que l’essentiel ne se conjugue pas nécessairement avec guimauves, mièvreries, et autres sucreries. Comme disait l’autre dans « Le Petit Prince » du divin St Ex, « On ne voit bien qu’avec le cœur » (citation imparfaite : mille excuse …).

Ainsi, nous suivons les pas incertains de la demoiselle dans un monde de guerres, de bombes (atomiques ?) larguées au cm² ; un monde de sorciers, sorcières et sorcelleries ; de pouvoirs et de quête de pouvoirs ; un monde qui tue et flétrie les petits et épuisent les Justes : Tout cela avec une justesse de tous et dans les caractères des protagonistes (innocence, cupidité, avidité, amours et manque, besoin de constituer un noyau familial, la beauté simple du Bonheur, compassion, dérision, découverte de soi, poussées cathartiques, épreuves, méchancetés, passions, pouvoirs, machiavélisme, « Anime Corpe in Corpore Sano » : Nul n’est noir, ni blanc ; nous avons tout en nous, à nous de le libérern de l’apprécier …), avec une sagesse dans l’écriture, un soin extraordinaire dans les dessins, l’animation, l’aspect purement esthétique des décors, des engins métalliques, des inventions diverses et variées…

Un message pacifiste et psychologique qui se retroub=ve au service d’un film riche, puissant, et malgré tout cela, jamais intellectuel et difficile : Pour tous et toutes …

A voir, pour la sauvagerie à la Mononoké, l’initiation à la Chihiro, la joie de vivre de Totoro, et la science (même des sorciers …) au service de l’homme et de son imaginaire, à la Lapita.

--120

28.9.06

Danny Boyle (2ème Partie)

Il revient avec un film de zombies...

28 JOURS PLUS TARD

Titre original : 28 days after
Grande-Bretagne - 2003
-
Horreur.
Réalisateur : Danny Boyle

Résumé : Une épidémie a transformé les humains en zombies. Quelques survivants tentent de résister…
Revue :
L’un des premiers films de cinéma à avoir été tourné en DV, on le doit au Danny Boyle de trainspotting et de la plage, en reprenant ici le thème du zombie.
Par contre je ne sais toujours pas si ce film est un hommage au jour des morts vivants de Romero ou plutôt un lourd plagiat au point que Boyle repique certaines idées du film américain telles le zombie enchaîné pour être étudié par les survivants de l’armée.

Reste que c’est un bon film boylien où les zombies sont plus vifs et dangereux que ceux de sieur Romero.

--Gilgamesh

Edgar Wright

Cinéaste british qui débuta avec cette excellente comédie d'horreur :

SHAUN OF THE DEAD

Grande-Bretagne - 2003 - Comédie horrifique
Réalisateur : Edgar Wright

Scénaristes : Edgar Wright et Simon Pegg
Interprète : Simon Pegg


Résumé : Shaun contre les morts vivants...
Revue : Amusante série B anglaise parodiant les films de zombie, Shaun of the Dead est un petit film à voir un dimanche après-midi pluvieux, avec pop-corns et bières.
Scénario de comédie, rigolo mais qui aurait pu être plus inventif (peu de le dire...), Shaun vaut surtout pour :
-quelques gags bien sentis, de temps en temps.
-sa critique de la société, que l'on retrouve en filigramme, jusqu'à la chute finale.
-son interprétation; en effet, les comédiens sont appliqués et parfaitement castés.
-certains effets de mise en scène bien branlés.
Fun sans être culte : si vous aimez les zombies lents et l'odeur de la bière blonde...
--120

David Zucker

Avec son frère Jerry et Abraham, ils furent les maîtres de la parodie US dans les années 80...

SCARY MOVIE 3

Etats-Unis - 2003 - Parodie d'horreur.
Réalisateur : David Zucker

Interprètes : Charlie Shee, Pamela Anderson, Leslie Nielsen

Résumé : Les ET laissent des traces dans un champs de maïs tandis que deux bimbos qui ont visionné une K7 maléfique, "meurent" sept jours plus tard...
Revue : Désopilante parodie de Sign, Ring mais aussi de Matrix, Mars Attack et j'en passe...
Excepté quelques gags qui tombent à l'eau, la plupart s'enchaînent à la vitesse d'une mitraillette.
Amusant.
--Gilgamesh

27.9.06

Paul Anderson (4ème Partie)

Il est de retour avec un film d'action horrifique que nous attendions...

AVP : ALIEN VERSUS PREDATOR

Etats-Unis -2004 - Science Fiction/Action
Réalisateur : Paul W. S. Anderson
Scénariste : Paul W. S. Anderson
Interprètes : Sanaa « J’ai pas de carrière » Lathan :
Alexa Woods ; Raoul « Moi non plus » Bova : Sebastian de Rosa ; Lance « M’en fiche, je prends ma retraite bientôt » Henriksen : Charles Bishop Weyland ; Ewen « Non, Ewen n’est pas un nom de fille » Bremner : Graeme Miller ; Colin « Ewen, c’est quoi ton numéro de portable ? » Salmon : Maxwell Staford ; et beaucoup d’autres inconnus plus ou moins célèbres.

Résumé : Alors voilà, y a des méchants n’extra-terrestres, les « Predators », qui utilisent des groupes d’humains comme mères-porteuses/pères-porteurs pour élever d’autres méchants n’extra-terrestres, les « Aliens », dans un rite de passage élaboré permettant aux « Predators » de séparer les chochottes des vrais Predators. Situation clair, non ? Et bien, non ! En effet, Ô Surprise Infâme, les « Aliens » sont si méchants et aliénesques que les méchants Predators sont obligés de s’allier, pour le temps d’un film et d’un contrat bien négocié avec la Guide des Acteurs n’Extra-Terrestres de Hollywood, avec les gentils humains -- enfin surtout une gentille humaine, bien roulée, y faut tout de même pas exagérer !
Revue : Qui c’est qui n’aime les grosse bébêtes écailleuses et squameuses ? Ben, si c’est vous, alors vous aimerez cette série B débilissime (d’où son charme « B »-oïde) du tâcheron britannique Paul W. S. Anderson, cinéaste sous le coup d’un mandat d’arrêt de tourner international pour avoir commis ces crimes contre l’humanité cinéphile snob dont votre humble serviteur fait parti que sont ces immortels et abasourdissants navets (d’où leur charme « B »-oïde), « Mortal Kombat », « Soldier », et « Resident Evil». (Vous noterez, bande de Bandoleros, Bandoleros chantaient les Gypsy Kings qui faisaient qu’à me casser les oreilles quand j’étais mioche moche, que le pénible « Event Horizon », seul film de science fiction « sérieux » de W. S. Anderson, ne figure pas dans ma petite et courte car petite et courte filmographie. Les plus perspicaces d’entre-vous noteront aussi, au crayon HB Gras s’il vous plaît, que je ne cite pas non plus, ô que non, son premier film ultra violent de 1994, « Shopping », dans lequel Jude « Ch’uis plus beau que Sylvie Vartan avant l’accident » Law et Sean « Y en a marre des films d’Anderson » Pertwee emboutissaient les devantures de divers magasins Londoniens à grands coups de voitures dans le but de les cambrioler. Pourquoi ne les citerais-je pas? Ben, parce que.) Donc, pour en revenir à nos n’extra-terrestres qui sont toujours méchants, ô oui, ils le sont, ô oui, ô oui, encore, encore, oui, plus vite, là, là, Geoffroi, donc, pour en revenir à « AVP », n’espérez pas un chef d’œuvre. C’est pas du « Alien ». C’est pas du « Predator ». C’est par contre n’extra-terrestrement meilleur que « Magnolia », film signé par un autre Paul Anderson, Paul Thomas Anderson celui là, un type que j’aimerais voir rapidement mourir dans d’atroces souffrances cancéreuses vu les mièvres merdes adolescentes et condescendantes qu’il produit, ce con. Si, si. A votre sortie de « AVP : Alien Vs. Predator », escomptez simplement un bon mal de tête dû à la perte de vos trois derniers neurones et de vos deux beaux tympans, déjà fortement amochés par le visionnage de, je vous le donne dans le mille Théophile, « Mortal Kombat », « Soldier », « Resident Evil », « Event Horizon » et « Shopping ». Situation ironique? Non, simplement douloureuse – tout comme le fut votre lecture de la présente critique.

--Nofare

Revue 2 : Bonne série B, prévisible de bout en bout mais divertissante, en drive-in, avec du pop-corn, en claquettes, le gland décontracté...
J'ai rencontré beaucoup de fans hystériques, arbitres justes et infaillibles de l'intégrité et de l'honnêté artistique ( à se demander pourquoi Hollywood ne les embauche pas, eux...) qui étaient énervés BEAUCOUP : rien n'allait, des décors aux personnages en passant par l'interprétation, la mise en scène etc...Alin avait pas ses bonnes chaussettes, Predator jouait mal de ses binious, bref la cata.
Bien sûre, je suis ironique (je me gausse gentiment, rien de bien méchant...) mais si on ne lui tire pas les cheveux trop fort, ce film à petit budget a ce qu'il faut en choses pour "offrir un spectacle". gnagnagna...
A voir si vous êtes ni fan intense ni chercheur IRD, ni même énarque.
--120

Jonathan Mostow

Réalisateur de thrillers ou de téléfilms, il nous propose la fin des aventures du Terminator...

TERMINATOR 3 : LE SOULEVEMENT DES MACHINES

Etats-Unis - 2003 - Action / Science-fiction.
Réalisateur : Jonathan Mostow

Scénaristes : Mike Ferris et John Brancato

Interprètes : Arnold Schwarzenegger, Nick Stahl, Claire Danes et Kristanna Loken

Résumé : Un Terminator ultra perfectionné vient de l’avenir pour tuer tous les futurs lieutenants de John Connor. Un autre Terminator, ancienne génération, arrive lui, pour les protéger.
Revue : Ce Terminator 3 était assez attendu. Il faut rappeler que Terminator 2 a tout de même révolutionné en son temps (1991) les effets spéciaux avec la technique du morphing grâce au Terminator liquide. Là, au niveau des effets spéciaux, T3 n’a rien a envier à T2. Kristanna Loken (la Terminator) est équipée de toutes sortes d’armes sophistiquées et autres gadgets (les doubles airbag en feront sourire plus d’un).
Les cascades également sont à la hauteur d’une telle production hollywoodienne. Jonathan Mostow joue très bien son rôle de réalisateur de film d’action (voir U-571 par exemple) mais il n’arrive pas à donner une réelle intensité dramatique à son film comme James Cameron savait si bien le faire.
Le scénario est intéressant : après avoir tenté de tuer la mère de John Connor avant même sa conception dans Terminator, puis John lui-même âgé de 13 ans dans Terminator 2, c’est ses lieutenants et sa future femme qui sont menacés ici. Mais on a parfois l’impression qu’il y a quelques invraisemblances…John Connor blessé, rentre comme par hasard dans la clinique vétérinaire de sa future femme (et ancienne camarade d’école).
La conclusion du film est forte : on ne peut pas changer l’irrémédiable, on peut seulement le repousser. Ainsi la fin du monde n’arrive pas à la date annoncée dans le premier film mais beaucoup plus tard.
Ce film marque sûrement la fin de la carrière d’ Arnold Schwarzenegger (qui a tout de même touché un cachet conséquent : quelques trente millions de dollars) élu gouverneur de Californie depuis peu.
--Cédric Janet

Résumé 2 : Dix ans ont passé depuis "Le Jugement dernier". Agé de 22 ans, John Connor (Nick Stahl) vit dans l'ombre, sans foyer, sans identité. Mais les machines Skynet parviennent à retrouver sa trace. Elles envoient vers le passé la T-X (Christanna Loken), une androïde nouvelle génération, pour le tuer ainsi que Kate Brewster (Claire Danes), une jeune vétérinaire. Mais un autre Terminator, le T-800 (A. Schwarzenegger) est venu les protéger…
Revue 2 : Oui, bon, c'est un très bon film d'action mais question scénario, je le trouve un peu limité et répétitif par rapport aux deux premiers Terminator. On pourra nous vanter la car-chase qui occupe une bonne partie du film, quand on est une fille, comme c'est mon cas, on préfère l'intrigue à l'action, et pour les amateurs de la série, je pense en général que l'on préfère l'aspect science-fictionnel à l'aspect course-poursuite. Enfin, apprécions quand même la très belle performance de Christinna Loken (celle de Nick Stahl manque par contre un peu de saveur), et la pirouette scénaristique de la fin qui laisse envisager un quatrième volet. On espère pas dans 10 ans.
--Solange Paillandi

Zack Snyder

Il tourne un premier film, remake d'un classique de George A. Romero...

L'ARMEE DES MORTS

Titre original : Dawn of the Dead
Etats-Unis - 2003 - Horreur

Réalisateur : Zack Snyder

Résumé : La Terre est envahit par les zombies...
Revue : Remake, si on veut, de Zombie-Dawn of the Dead de Romero, produit par Romero lui-même, qui est surtout un hommage au grand classique.
Réalisé et ré-adapté differemment (on y retrouve certains comédiens du classique dans de nouveaux rôles : Tom Savini, notament) et bien sûre tourné comme un film des années 2000 (on est en effet loin des visuels de la fin des seventies) de par -par exemple- l'utlisation de camescopes numériques.
Nous sommes toujours dans le supermarché -idée génial de Zombie- mais les morts vivants sont aussi rapides que dans 20 Jours plus tard, idée moderne.
Le tout fait un bon film de divertissement pour les nouvelles générations et pour les fans de films de zombies.
--Gilgamesh

Nick Park & Steve Box

Ils reviennent avec de nouvelles aventures en latex...

WALLACE ET GROMIT ET LE MYSTERE DU LAPIN GAROU

Grande-Bretagne - 2003 - Film d'animation
Réalisateurs : Nick Park & Steve Box

Résumé : Le Méchant Lapin Garou vient dévaster le village de Wallace et Gromiiiit !!!
Revue : Dernier opus d'une série de films d'animation en pâte à modeler made in Great Britain, Wallace & Gromit, créés par Nick Park, va répandre comme d'habitude le panthéon des "films-de-divertissement", dans le meilleur sens du terme.
Avec ses personnages, l'invention "Wallace aussi" délicieusement débale que génétiquement "british", et son acolyte de chien, Gromit, aussi intelligemment pragmatique que rigouresement muet ( dans ce "couple", Park brise le scéma "Tintin-Milou" : beaucoup d'affection entre le maître et son canidé mais c'est bien ce dernier qui tient la culotte - d'ailleurs, c'est lui le veritable héros de ce long métrage, qu'on se le dise...), Park parvient constamment à insuffler une ambiance toute "UK" et un humour à multiples facettes...
Le scénario est un petit bijou du genre, mêlant aventures fantastiques et quotidien de village, rebondissements savamment menés et gags chapliniens (Gromit sans voix et visage hyper expressif), château, chatelaine et lapins à la peine; légumes et inventions technologiques : bref, tour à tour "londonienne" façon "Tamise et Jack l'Eventreur" (ombres énormes sur les murs de briques rouges, pleine lune dans une forêt de cauchemar etc...) et campagnarde, avec kermesse et concours à la clef.
Nick Park, et son conpère, nous invite de nouveau, dans un joyeux délire de qualité, "perfect entairtenement isn't it ?"
A voir, à revoir, seul, en famille, grands etpetits, 5è âge ou MaternelleMoyenne Section.
--120

Bryan Singer

Après X Men et Superman Returns, on ne le présente plus...

X MEN 2

Titre original : X2
Etats-Unis - 2003 - Fantastique pour bédéphiles.

Réalisateur : Bryan Singer

Scénaristes : Michael Dougherty, Dan Harris et David Hayter

Interprètes : Hugh Jackman, Patrick Stewart, Ian McKellen, H
ale Berry, Famke Janssen, Rebecca Romjin-Stamos, Anna Paquin

Résumé : Un mutant s’introduit à l’intérieur de la maison blanche et manque de peu de tuer le président des Etats Unis. Suite à cet attentat, un ancien militaire, William Stryker, obtient du président les pleins pouvoirs pour éradiquer « la menace mutant ». Grâce à une drogue spéciale, il obtient de Magnéto, toujours emprisonné dans sa cellule non pourvue en élément ferreux, les renseignements nécessaires pour attaquer l’école pour jeunes mutants du professeur Xavier.
Revue :
Ce film, suite du X-Men déjà réalisé par Bryan Singer, est contrôlé et approuvé par la Marvel, maison d’édition de bandes dessinées de super héros (Strange, Titans, Spidey,…). Tout comme dans le premier opus de la série, on y retrouve un amalgame de super héros X-Men apparaissant dans divers époques des BD (pour les aficionados : dans les anciens X-Men, les nouveaux X-Men et Facteur X). Cela entraîne quelques incohérences par rapport aux histoires dessinées, mais bon, toute adaptation cinématographique est quasiment obligée de s’inspirer relativement librement des écrits pour satisfaire les spectateurs en une durée raisonnable.
Un des gros défauts de ce film, est, qu’en tant que suite, il faut un certain temps d’adaptation à une personne n’ayant pas vu le premier épisode pour bien assimiler les personnages. Mais, ses qualités nombreuses, sont les effets spéciaux et le maquillage, ainsi que le jeu d’Hugh Jackman, toujours parfait dans le rôle de Wolverine.
Le réalisateur et les scénaristes, ont par ailleurs, voulu dans cette suite, aller au-delà du spectacle des super pouvoirs et présenter un peu plus les caractères psychologiques des mutants. Ainsi, Wolverine se pose de plus en plus de questions concernant son passé obscur. Pyro, lui, ne sait plus trop faire le distinguo entre le bien et le mal pour la protection de l’espèce mutante. Cyclope est toujours rongé par sa jalousie vis-à-vis des sentiments qu’éprouve Wolverine envers Jean Grey. En dehors de leurs super pouvoirs, les mutants seraient donc bien humains par leurs sentiments, donc proches de nous-mêmes.
Ce film, s’inscrit enfin dans une période riche en adaptation de BD de super héros, avec donc X-Men, Spider Man, Daredevil, Hulk et bientôt Spider Man 2. Et pour ceux, plus âgés et qui ont une bonne mémoire, dans le passé, il y a eu Captain America , le Punisher et bien sûr la série des Superman.
--Cédric Janet

Andy & Larry Wachowski (2ème Partie)

Les revoici concluant leur mythique trilogie...

MATRIX 3 : REVOLUTIONS

Etats-Unis - 2003 - Science-fiction.
Réalisateurs : Andy et Larry
Wachowski
Interprète : Keanu Reeves

Résumé : Les nouvelles aventures de Néo…
Revue :
Film corpus christi du triptyque. A l’avant-garde de Jésus-Néo, à l’après garde du scénario.
Mélangeant philosophies mystiques et lâcher d’actions (à bas les machines et les enfants in vitro), les frères Wachowski, plutôt que de nous lâcher mise en scène et scénario mêlés aidant, les films de ce début de siècle et de millénaire nous ratatinent l’arrière.
C’est corpus Christi, c’est Jésus fils de Dieu, fils de l’homme sauveur de l’humanité par ses souffrances et son abnégation. C’est une question de choix :

-soit tu fantasmes, rêves et là, c’est bon

-soit tu tergiverses et tu te freines et c’est moins bon

Pour ma part, j’ai vu du beau dans le pathos, et du décalaminant dans l’inévitable guerre : frissonnant devant un tel changement dans le programme, j’en étais quasi-joyeux d’être spectateur du déluge. Débranchez-moi, que je déraille !
Mais je ne suis qu’un humain de chair et d’os parmi les humains bruyants et rêveurs.
Pendant la séance, j’étais un gosse et le bouddha, Luke Skywalker et le docteur Caligari, mon énergie au maximum.
Corpus Christi, matrix portera sa croix comme un soufflé qui se dégonfle, mais que l’épique survive encore, par cette œuvre-là parmi d’autres.
Amen, Alléluia plutôt !

--120

Steven Spielberg (4ème Partie)

Il revient avec un nouveau film de SF et ses éternellles obsessions...

INTELLIGENCE ARTIFICIELLE

Titre original : IA
Etats-Unis - 2002 - Science-fiction

Réalisateur : Steven Spielberg

Interprète : Jude Law


Résumé : Dans un futur incertain, sont vendus des "jouets" servant à combler les manques des familles américaines...
Revue : Contrairement à une légende urbaine, Stanley Kubrick n'est crédité nulle part dans le générique d'un film tout ce qu'il y a de spielbergien avec ses obssessions de ET "gentils" et pacifiquement serviables.
La première partie semble plutot malsaine à côté d'une seconde partie et d'un final larmoyants et spielbergiens à souhait.
Par contre, les SFX sont vraiment excellents et nous plonge à fond dans ce nouveau millénaire audio-visuel et éventuellement manichéen au possible.
Avis mitigés pour ce film.
--Gilgamesh

Gore Verbinski

Après son remake américain de Ring, le revoici avec un gros succès hollywoodien...

PIRATES DES CARAÏBES : LA MALEDICTION DU BLACK PEARL



Etats-Unis - 2003 - 140 mn - Aventures.
Réalisateur : Gore Verbinski
Interprète : Johnny Depp

Résumé : Film de pirates
Revue :
Un Disney bien soulevé, c’est assez rare pour le mentionner, à part Taram et le chaudron magique dans les années 80, film burtonien, non génériqué.
Un film de pirates, avec de la patate, de la bonne histoire et des fantômes, d’où une place toute acquise sur ce site.
Que dire ? C’est bien : c’est subjectif mais c’est bien.
Pourquoi c’est bien ?
C’est soulevé, disais-je, c’est soufflé, c’est des dents foireuses et des gentlemen et de l’épée et des malédictions et de l’humour à brouette et de la piraterie, de la piraterie, de la piraterie comme j’aime, bien qu’un peu bémolisé (ni viol, ni sang, ni rien de hard).
Pirates des Caraïbes, c’est Johnny Depp inspiré, Orlando Bloom convainquant et une nouvelle venue, magnifique, dans la trempe d’une Kate Winslet (vive UK en passant !).
A voir avec ses enfants en toute subtilité.

--120

David Twohy (2ème Partie)

Après The Arrival, le revoici avec un nouveau film fantastique...

ABÎMES

Etats-Unis - 2003 - Fantastique.
Réalisateur : David Twohy

Interprète : Matt Davis

Résumé : Durant la 2GM, l’équipage un sous-marin affronte un fantôme vengeur.
Revue :
Après l’excellent the arrival, David Twohy ré aborde le fantastique avec un film dont l’intrigue se situe, presque exclusivement, sous le niveau de la mer, à bord d’un sous-marin américain. La réalisation et le montage sont, dès le début, extrêmement vifs et saccadés, ce qui entraîne l’action, tout de suite, à son sujet : le bateau est-il hanté ?
Les comédiens, souvent mal éclairés, sont presque anonymes, dès le départ et la psychologie les dévoile peu à peu. On découvre, petit à petit, qui est qui et qui a commis quoi, jusqu’à la fin essoufflante.
Un bon petit film mais c’est dommage que le sujet en soit tant « bateau ! ».
--Gilgamesh

Welson Chin

Producteur des films de Tsui Hark, ils se sont, ici, inversé les rôles...

VAMPIRE HUNTERS

Hong Kong - 2002 - Horreur.
Réalisateur : Welson Chin

Scénariste : Tsui Hark

Interprètes : Ken Chang, Michael Chow, Lam Suet

Résumé : Quatre chasseurs de vampires se font passer pour des serviteurs en attendant leur coup d’action…
Revue : Alors là, bon, film produit par Tsui Hark mais qui n’est pas mis en scène par lui-même, le grand maître hongkongais. Eh non !
Mais ça reste tout de même du bon, très bon film asiatique-de-par-là-bas, avec surtout une histoire qui tient bien la route, une mise en scène chiadée bien que s’essoufflant par instants (c’est un avis n’est-ce-pas), et des persos super bien tracés et définis, se complétant à fond.
Je pense notamment aux 4 disciples, adeptes de la joute comique, et qui portent le film sur leurs frêles épaules avec un humour excellent, et aussi à ce brave vampire excessivement in tuable et légendaire.
Regardez tout de même les Tsui Hark avant les fruits de sa production, puis revenez vers ces films, et celui-la en l’occurrence, pour le plaisir de voir l’évolution du grand auteur.
--120

Ang Lee

Après Tigre et Dragon, le cinéaste chinois americanisé revient avec une adaptation de BD...

HULK

Etats-Unis - 2002 - Fantastique
Réalisateur : Ang Lee

Résumé : Grrrr...Merde : il est tout vert !!!
Revue : Du réalisateur hong-kongais farouche et talentueux qui nous offrit une oeuvre à la sauce occidentale (comme dans les restaurants) tirée de mythes et contes remasterisés qu'il nommât Tigre et Gragon, l'on attendait mieux.
Ce 1er film hollywoodien pour lui, avec un budget assez exemplaire, aurait pu donner quelque chose d'infiniment puissant et jouissif, le personnage d'Hulk étant lui-même un excellent terrain de jeu propice à l'élabortion de scènes de dédoublement de la personnalité + contrôle et maîtrise de sa colère, mais Mr Lee, avec philosophie, exploita tout cela d'une manière fort personnelle qui donne la sensation assez ambigüe d'un film inachevé, inabouti, sans consistance : en bref, la mayonnaise ne monte jamais...
Pourtant, il y a de nombreuses scènes intéressantes : legénérique façon "case de comics" est un hommage origina; les scènes d'Hulk animé numérisé sont réalistes et rigolotes (je pense à la scène de combat avec les chiens mutants, des choses commeça), Eric Banner joue juste mais les relations père/fils avec Nick Nolte est dépassé, uperficielle et réchauffée. Jennifer Connely a peu de dialogues, mais elle s'en sort parfaitement bien, comme d'habitude...
A voir, même si ça aurait pu être plus divertissant...
--120

24.9.06

Nick Willing

il travaille mi pour la TV mi pour le ciné...

HYPNOTIC

Grande-Bretagne - 2002 - Horreur
Réalisateur : Nick Willing


Revue : Film anglais avec de grandes louables intentions, Hypnotic te tient en haleine pendant une première demi heure merveilleuse, étincelante dans sa structure et la compréhension du film, étincellante dans son interprétention, étincellante en tout pour tout : utilisation des FX spéciaux, mise en scène, certaines scènes soufflantes (notamment, la scène d'hypnose avec une jeune victime, ou le générique de début...), etc, etc.
Cependant, la suite tire sur des longueurs beaucoup moins captivantes, malgré quelques scènes qui valent le coup, et le film tombe dans un stéréotype du type "téléfilm", le scénario piétine et finalement t'endort, avec une chute finale d'une médiocrité inenvisageable après un tel début...
Un oscar d'honneur en tout cas à tous les interprètes, qui sont tous parfaitement castés, au cinéaste pour sa mise en scène et ses choix artistiques, et une "baffe d'honneur" au scènariste qui s'est mangé son ambition pour une soi-disante "efficacité" plus conventionnelle (je me parmets, "hollywoodienne") qui au final, dessert le film. Dommage mais à suivre tous ces talents...
--120

Samuel Raimi (4ème Partie)

Ehhh oui, il revient avec une nouvelle adaptation -à sa sauce- d'une bande dessinée US et non des moindres...

SPIDERMAN

Etats-Unis - 2002 - Fantastique
Réalisateur : Sam Raimi

Résumé : L'araignée...L'araignée : tin tin !
Revue : Film de teenager ayant atteint des records de box-office, internationalement parlant (mais surtout dans son pays d'origine).
Spiderman est d'abord et avant tout un film d'auteur de Mr Sam Raimi qui, au-delà des contraintes scénaristiques, et de frais (eh encore...), place sa patte, sa science et son kharma sur ce personnage mythique de l'univers du papier qui avait eu toujors grand mal à se retrouver confortablement sur tout autre support (dessin animé etc...).
Film de teenager par excellence, mais film-à-tiroir aux nombreuses subtilités, Spiderman s'approprie les doutes, les craintes, les remords d'un jeune garçon intelligent et souffre-douleur élevé avec amour par des vieux sympas et dignes qui, devenant super-héros, se retrouve face à des super-choix difficiles.
Le Méchant est méchant (super Willem Dafoe); les SFX léchés; l'histoire balance comme elle oscille : c'est par-fait !
A voir, comme des millions d'autres gens, d'ailleurs...
--120

23.9.06

Jaume Balaguero

Scénariste et cinéaste ibère dont nous attendons beaucoup de bonnes choses sur ce blog...

LA SECTE SANS NOM

Espagne - 2000 - Horreur
Réalisateur : Jaume Balaguero

Interprètes :
Tristán Ulloa, Jordi Dauder

Résumé : Un journaliste enquête sur une disparition. Il découvrira un univers les plus sombres...
Revue : Très sombre film ibérique comme ils savent les faire là-bas. L’intrigue en est passionnante et touche à des sujets légèrement tabous. Les comédiens sont très bons. Et la fin encore plus noire.

--Gilgamesh

Eric Valette

Cinéaste français dont on attend des choses sur ce blog...

MALEFIQUE

France - 2002 - Horreur
Réalisateur : Eric Valette

Interprètes : Clovis Cornillac, Dimitri Rataud


Résumé : Quatre détenus partagent la même cellule. Ils découvrent un jour, derrière une pierre descellée, le journal d'un prisonnier enfermé au début du siècle. Ce recueil contient des formules magiques qui permettraient de s'évader. Mais après cette trouvaille, des phénomènes étranges se produisent...
Revue : Film français fantastique d'Eric Valette, auteur de plusieurs court-métrages intéressants.
Le passage du court-métrage au premier long-métrage n'a pas souligné sa verve ou sa maîtrise cinématographique, en tout cas, c'est que cet exercice donne à penser...
En effet, dans Maléfique, cher surfeur, chère surfeuse, au-delà des effets spéciaux et tout ça, se trouve un néant scénaristique, et c'est bien là que le bât blesse. Huis-clos reposant sur les personnages et l'histoire (comme tout bon huis-clos), Maléfique nous endort sans brio, tant le récit, la mise en scène, et le jeu trop accadémique des acteurs handicapent ce film, à la chute lascive et attendue.
C'est dommage; le concept est intéressant, mais rien des ingrédients ne vient relever la mayonnaise, et quand je dis "rien", c'est rien. Voilà.
--120

Revue 2 :
Très bon film d’horreur français à une époque où l’Hexagone s’intéresse au fantastique. Il y avait en effet une place à prendre tellement ce cinéma se fait rare dans le pays.
Le réalisateur nous plonge dans un huis-clos atmosphérique où la folie mène la danse. Tout ceci baigné d’effets spéciaux sanglants et de « coups de gueule » entre les personnages.
Un bon film à découvrir.

--Gilgamesh

Kurt Wimmer

Acteur mais surtout scénariste (Sphere) et cinéaste US...

EQUILIBRIUM

Etats-Unis - 2002 - Science-fiction
Réalisateur : Kurt Wimmer
Interprète : Christian Bale

Résumé : Un soldat va ébranler les fondements d'une cité futuriste...
Revue : Enfoncé dans un costume de "néo-Néo" matrixien, adepte du Kata Gun et de la morale stalinienne, Christian Bale alias l'Ecclésiaste Preston traîne sa peine languissante de sauveur dans un film que, si vous le voyez pas, c'est pas grâve.
Ni méchant et non peu trop gentil, Equilibrium pousse et pousse à la porte de ses augustes prédécesseurs que vous retrouverez bien entendu dans ce site (Blade Runner, Matrix etc etc etc entre autres) sans jamais parvenir à jeter son regard plus loin que l'horizon,...ou de son budget (ki a l'air fin rikiki-kiki).
Le film, comme d'autres, critique la mise en place, dans un avenir plus ou moins mointain, d'un système autarcique où, au nom de la préservation de l'espèce et de trucs du genre, tout un chacun et toute une chacune se shootent légalement pour bêler, sans émotions, sentiments et ces petites choses qui quelquefois s'emparent de nos coeurs, corps etc..."Big Brother" s'appelle "Notre Père" ou "Le Père", un truc du genre.
Le néo-Néo devra passer de sacrées épreuves pour bousculer le pilier de cette société dont il était le fleuron : il y perdra notamment sa femme et son âme-soeur, ça vous ébranle un homme, tout de même.
A voir, si y a rien à voir comme autre truc du genre...
--120